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Les voyages d’affaires plus intelligents commencent par de meilleures décisions

Les voyages d’affaires jouent un rôle important dans l’établissement de relations, le soutien aux opérations internationales et le rapprochement des personnes. Le défi n’est pas simplement de savoir si les organisations doivent voyager, mais comment chaque trajet peut être planifié et géré de manière plus consciente.

Il existe rarement une manière parfaite ou totalement durable de parcourir des distances importantes. Ce que les organisations peuvent faire, c’est donner aux gestionnaires de voyages et aux employés les informations, les politiques et les options pratiques dont ils ont besoin pour prendre de meilleures décisions.

Parfois, cela peut signifier prendre le train plutôt que l’avion. Pour un autre voyage, cela pourrait signifier choisir un vol direct, combiner plusieurs réunions en un seul déplacement ou sélectionner un fournisseur qui réalise des progrès crédibles dans la réduction de son impact environnemental.

L’étape la plus importante consiste à rendre ces choix visibles.

De meilleures décisions commencent par de meilleures données

Pour de nombreuses organisations, les données sur les émissions liées aux voyages restent fragmentées entre les outils de réservation, les systèmes de notes de frais et de multiples prestataires. Différentes méthodes de calcul peuvent produire des résultats incohérents, ce qui rend difficile la compréhension de l’impact réel d’un programme de voyage ou l’identification des points à améliorer.

Le regroupement des informations de voyage et l’application d’une méthodologie cohérente permettent d’obtenir une image plus claire. Plutôt que de se contenter d’examiner l’empreinte globale à la fin de l’année, les organisations peuvent explorer les émissions des vols, des trajets ferroviaires, des hôtels et des transports terrestres. Elles peuvent également examiner l’impact de trajets, de départements, de groupes de voyageurs et de comportements de réservation spécifiques.

C’est la réflexion qui sous-tend l’approche de mesure d’ATPI Halo. En collaboration avec Thrust Carbon, spécialiste de l’intelligence sur les émissions, ATPI fournit des rapports granulaires et prêts pour l’audit sur les voyages et les événements. L’objectif n’est pas simplement de produire un rapport de plus, mais de transformer l’information en recommandations pratiques que les gestionnaires de voyages peuvent utiliser.

Une mesure précise établit un point de départ. La valeur réelle provient de ce qui se passe ensuite.

Rechercher les opportunités cachées dans le voyage

Une fois que les organisations ont compris où sont générées leurs émissions de voyage, elles peuvent concentrer leur attention sur les domaines où un changement est réaliste.

Cela peut inclure l’identification des vols court-courriers pouvant être remplacés par le rail, la réduction des correspondances multi-étapes lorsque cela est possible, ou l’examen de la possibilité de combiner plusieurs voyages individuels en un seul trajet plus long et plus productif.

Un client d’ATPI a utilisé ses données de voyage pour examiner des volumes de trajets importants entre Londres et Paris. Cette analyse a favorisé l’introduction d’une politique privilégiant le rail, l’Eurostar représentant par la suite plus de 80 % des trajets entre les deux villes. C’est un exemple concret de la manière dont une meilleure information peut mener à un changement mesurable du comportement des voyageurs.

Toutes les liaisons ne disposent pas d’une alternative ferroviaire simple, bien entendu. Pour les organisations opérant à l’échelle internationale ou déplaçant du personnel vers des lieux isolés et complexes, l’avion peut rester essentiel. Dans ces circonstances, les données peuvent tout de même révéler des opportunités.

Un vol direct peut produire un meilleur résultat qu’un trajet impliquant plusieurs correspondances. Il peut également réduire les risques de perturbation, la fatigue des voyageurs et le coût caché du temps passé en transit. La politique de cabine, la réservation anticipée, la sélection des fournisseurs et le moment d’un voyage peuvent tous influencer son impact environnemental et opérationnel.

Les décisions de voyage plus intelligentes n’ont donc pas à être présentées comme des sacrifices. Dans de nombreux cas, l’option qui réduit les émissions peut également améliorer l’efficacité, le bien-être ou le contrôle des coûts. Les conseils publiés par ATPI mettent en avant le report modal, la sélection rigoureuse des fournisseurs et les politiques de cabine comme des domaines où les organisations peuvent réduire leurs émissions sans nécessairement augmenter leur budget de voyage.

Rendre le choix responsable plus facile à identifier

Fournir des chiffres annuels d’émissions à une équipe de développement durable est utile, mais cela n’influence pas nécessairement les choix faits au moment de la réservation.

C’est pourquoi la visibilité lors du processus de réservation est importante. Afficher les émissions estimées à côté des options de voyage disponibles aide les employés à comprendre que deux trajets apparemment similaires peuvent avoir des impacts environnementaux très différents.

Pour certains voyageurs, cette information constitue une simple incitation à reconsidérer un vol ou un itinéraire. Pour les organisations ayant des objectifs environnementaux établis, elle peut soutenir des politiques de voyage plus fermes, des fournisseurs privilégiés et des processus d’approbation.

L’objectif ne doit pas être de faire porter l’entière responsabilité au voyageur individuel. Les employés sont plus susceptibles de faire des choix conscients lorsque ces choix sont soutenus par des directives claires et des alternatives pratiques.

Les gestionnaires de voyages peuvent aider en :

  • faisant du rail l’option privilégiée sur les itinéraires appropriés ;
  • encourageant les vols directs plutôt qu’avec correspondance lorsque cela est possible ;
  • examinant quand les voyages en classe affaires sont réellement nécessaires ;
  • promouvant des voyages plus longs et polyvalents au lieu de plusieurs visites courtes ; et
  • incluant les émissions aux côtés du coût, du temps de trajet et du bien-être du voyageur lors de l’évaluation d’un itinéraire.

L’approche d’ATPI permet d’utiliser des informations comparatives sur les itinéraires et les modes de transport parallèlement à l’expertise en gestion de compte, aidant ainsi les organisations à traduire leurs objectifs environnementaux en décisions de programme applicables.

Travailler avec les fournisseurs plutôt qu’en dehors d’eux

Les acheteurs de voyages et les voyageurs ne peuvent pas transformer seuls la performance environnementale du secteur. Le progrès dépend fortement des compagnies aériennes, des opérateurs ferroviaires, des hôtels, des prestataires de transport terrestre et des entreprises technologiques qui assurent chaque étape du voyage.

La sélection des fournisseurs doit donc tenir compte de plus que la disponibilité et le prix. Les organisations peuvent demander quels objectifs environnementaux un fournisseur a établis, comment les progrès sont mesurés et si ses affirmations sont étayées par des preuves transparentes.

Les données peuvent aider les acheteurs à comparer les options disponibles, mais la collaboration est tout aussi importante. En discutant des priorités en matière de durabilité avec les prestataires de voyages et en les intégrant dans les processus d’approvisionnement, les organisations peuvent démontrer une demande pour des services à plus faibles émissions et encourager de nouveaux investissements.

Le modèle de durabilité d’ATPI combine les données de voyage avec les relations fournisseurs et des partenariats spécialisés. Ses consultants peuvent utiliser des informations comparatives sur les itinéraires et les transports pour identifier les opportunités de réduction, tandis que son réseau de partenaires plus large soutient l’action dans les domaines où les organisations ne peuvent pas apporter de changements par le seul comportement des voyageurs.

Traiter l’impact des vols inévitables

Même un programme de voyage bien conçu continuera d’inclure des trajets qui ne peuvent raisonnablement pas être évités ou transférés vers un autre mode de transport.

Le carburant durable d’aviation, communément appelé SAF, offre aux organisations un moyen de traiter une partie de l’impact des voyages aériens essentiels au sein même du secteur de l’aviation.

Le SAF peut être produit à partir de déchets renouvelables et de résidus, et utilisé dans les infrastructures d’ingénierie et de ravitaillement des aéronefs existants. Selon la matière première et le processus de production, il peut permettre des réductions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie allant jusqu’à 80 % par rapport au carburéacteur fossile conventionnel. Cependant, sa disponibilité reste limitée et son coût est actuellement plus élevé, ce qui signifie qu’un investissement continu et une demande accrue sont nécessaires pour aider le marché à se développer.

Grâce à son partenariat avec Neste, ATPI permet aux organisations de soutenir le SAF par un achat groupé lié à une proportion de leurs émissions aériennes ou par une contribution appliquée aux transactions individuelles. Cela donne aux entreprises un moyen d’intégrer le SAF dans leur stratégie globale d’émissions de voyage, même lorsque le carburant physique n’est pas disponible à l’aéroport de départ du voyageur.

Le SAF ne doit pas remplacer les efforts visant à éviter ou à réduire les émissions. Au lieu de cela, il peut s’ajouter à une planification d’itinéraires plus intelligente, au report modal, à la sélection responsable des fournisseurs et à une meilleure planification des voyages dans le cadre d’une approche plus large.

Cinq actions à entreprendre dès maintenant

Des voyages d’affaires plus conscients se construisent par des décisions répétées et éclairées plutôt que par une initiative unique. Les organisations peuvent commencer par prendre cinq mesures pratiques :

  1. Établir une base de référence fiable
    consolider les données de voyage et appliquer une méthodologie de calcul des émissions cohérente.
  1. Trouver les domaines ayant le plus grand impact
    Examiner les itinéraires, les départements, les classes de cabine, les fournisseurs et les comportements des voyageurs plutôt que de se concentrer uniquement sur un total à l’échelle de l’entreprise.
  1. Rendre les meilleures options faciles à choisir
    Fournir des informations sur les émissions lors des processus de réservation et intégrer des conseils appropriés sur le rail, les itinéraires et les cabines dans la politique de voyage.
  1. S’engager auprès des fournisseurs
    Demander des preuves crédibles de progrès environnementaux et inclure la durabilité dans les évaluations des fournisseurs et les décisions d’achat.

Agir sur les émissions inévitables

Envisager des mesures crédibles au sein du secteur, telles que le SAF, dans le cadre d’une stratégie qui donne la priorité à la mesure et à la réduction en premier lieu.

Voyager de manière plus consciente ne signifie pas attendre que chaque trajet ou chaque voyageur soit parfait. Cela signifie fournir des informations plus claires, continuer à apprendre et faire de meilleurs choix partout où l’occasion se présente.

Lorsque la mesure, la technologie, la politique et la collaboration avec les fournisseurs fonctionnent ensemble, la durabilité devient plus qu’un exercice de reporting annuel. Elle s’intègre dans la manière dont les décisions de voyage quotidiennes sont prises.

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